Depuis le 1er mai 2007
nouveautésLe condo le plus cher à MontréalOn pouvait apprendre surTexte de SSF sur la mort de Farshad MohammadiDes membres de Solidarité Sans Frontière ont éc...120 trains par jour dans le quartierQue penser du projet d'Aérotrain entre l'aéoropo...Une école alternative à la Pointe ?Un groupe de parents du quartier organise une renc...RechercheOuverture de sessionQui est en ligneIl y a actuellement 0 utilisateurs et 44 invités en ligne.
|
Police partout, enfants nulle part :: Appel aux parents anticapitalistespar Anna Kruzynski, membre de la Pointe libertaire Je suis fière du fait que, samedi dernier, j’ai participé, avec ma fille de 17 mois, à la manifestation anticapitaliste du 1 mai, Journée Internationale des travailleurs et travailleuses. Je suis fière parce que je ne me suis pas laissé intimider. Parce que j’ai su vaincre ma peur. En attendant que la manifestation commence, je lisais tranquillement un tract sur la venue prochaine du G20 au Canada lorsque soudainement et sans avertissement les policiers à cheval ont rué sur la foule qui elle, dans un mouvement de panique, a reculé brusquement. Prise de court et le cœur battant, de me suis précipitée vers ma fillette qui gambadait pas loin. Pour s’éloigner de la police montée, nous nous sommes installées derrière la clôture qui entoure la fontaine du Carré Saint-Louis. Quelques minutes plus tard, ce sont les chiens policiers qui se sont précipités vers la foule en jappant. Prise de panique, j’ai pris ma fillette sous le bras et je suis partie en courant vers une rue adjacente. On aurait pu couper l’air avec un couteau. La tension était palpable. J’étais tiraillée. La mère à l’intérieur de moi me disait que la situation devenait dangereuse pour mon enfant et que je devrais quitter les lieux avant même que la manifestation ne commence. Mais la militante, elle, ne voulait pas se laisser intimider, encore une fois. Car c’était la 3ème fois depuis que j’étais devenue mère que je vivais ce type de tactique d’intimidation de la part de la police lors d’actions anticapitalistes ou moindrement contestataires. La première fois, en 2008, enceinte de plusieurs mois, j’étais parmi ceux et celles qui s’étaient retrouvé.es encerclés par des policiers armés de poivre de Cayenne, qui tentaient de mettre fin à la manifestation du 1 mai. J’ai dû me jeter par terre en pleurant pour que les policiers acceptent de me laisser sortir du cercle. La deuxième fois, le 15 mars 2009, après avoir subi une fouille policière au métro Mont-Royal, j’ai rapidement décidé de quitter avec mon nouveau né quand j’ai vu l’arsenal que les autorités avaient mis en place pour contrôler les militant.es Cette fois-ci, j’avais décidé de résister. Résister à quoi? À l’intimidation, aux tentatives de nous disperser, de nous faire peur, de nous bâillonner. Aux efforts constants mis pour nous marginaliser et discréditer notre cause.
Un site de référence sur la question: http://www.babybloc.org/ nos implications ailleurs | Vous devez vous connecter ou vous enregistrer pour écrire des commentaires | 766 lectures
|
Syndication |