CSA: Les pompiers ont-ils appuyés la répression?

Agence de presse libre de la Pointe, 31 mai 2009.

Le Service de sécurité des incendies de Montréal (SIM) a été mis à contribution dans l'opération policière de répression contre le Centre social autogéré lors de l'éviction du squatt de samedi le 30 mai 2009.

Il est peut-être normal que le SIM demande à vérifier l’état des lieux pour des questions de sécurité. Mais il s'agit ici d'un autre type d'intervention. On voit ici deux policiers grimper dans l'échelle d'un camion du Service des incendies et qui lanceront des gaz lacrymogènes à l'intérieur du bâtiment.

En effet, du matériel (ex : camion à grande échelle) et du personnel du SIM ont été utilisés pour soutenir une opération de répression contre des citoyens et des citoyennes de Montréal. On peut se demander s’il y a maintenant une fonction soutien à l’action répressive de la police dans le mandat des sapeurs-pompiers et du SIM? Si oui, cela risque de changer dorénavant le soutien presque inconditionnel dont jouissent les pompiers auprès du public.

Les pompiers sont-ils devenus le bras droit des forces de l’or

Suite aux évidences que les pompiers ont contribué à l’éviction du Squat du CSA en fournissant leur appui au corps policiers en leur fournissant entre-autre l’accès à leur matériel, je tenais à ce qu’on revienne également à ce qui s’est passé lors de l’éviction du Squat Préfontaine en octobre 2001.

À ce moment aussi, le service de prévention des incendies de Montréal joué un rôle décisif sur la décision d’expulser les squatteurs de l’édifice de la rue Préfontaine. Édifice qui avait été offert par la mairie de Montréal aux squatteurs lors de l’éviction du Squat Overdale qui était un bâtiment privé. Hors, le service de prévention des incendies s’est mit de la partie à coup d’inspection de bâtiments bidon, de « fausses alarmes » d’incendies et même d’intervention direct à l’intérieur du bâtiment (ils ont barricadé des chambres contre le consentement des résidents du Squat et ont même utilisé les services d’ordre sous prétexte de protection de leur travailleurs. (Ces mêmes travailleurs ne font-ils pas partie des syndicats qui appuyaient le projet du Squat lors de ses premiers balbutiements pour se donner une bonne conscience en pleine crise du logement à peine dénoncé par les différents groupes syndicaux?) Ils ont ainsi donné tous les arguments nécessaires à l’éviction à la ville de Montréal. Le chef du service de protection des incendies en a même rajouter en déposant des de fausses charges criminelles contre les mauvaises personne de surcroît, charges qui ont résulter en une éviction brutale du SWAT Team qui a donné lieu à plusieurs incident dont la première utilisation du « Taser Gun » sur un citoyen québécois.

Le service de protection des incendies est-il lié au SPVM? Les membres du service de protection des incendies sont-ils obligés d’appuyer les interventions policières répressives?

Lors du sommet de l’OMC à Seattle (1999) les pompiers avait refusé l’ordre des policiers d’utiliser les boyaux d’arrosages contre les manifestants pacifistes. Pourquoi serais-ce différent à Montréal? Le chef du service de protection des incendies souffrirait-il du syndrome de Napoléon?

Se n'est donc pas la première fois que les pompiers apporte leur appui lors d'opération de répression à Montréal et je ne cite qu'un exemple ici. Ils ont par-contre beaucoup plus a perdre de leur image aux yeux des citoyens car ils ont d'abord et avant tout une mission de protection et de prévention auprès de la population. Qui le fera si les citoyens ne respecte plus ces chers pompiers?

Valérie