Attaque d’un commerce à St-Henri : il y en aura d’autres

« L’attaque » par une trentaine de personnes masquées (Vincent Larouche, journal La Presse, 29 mai 2016) sur un commerce rue Notre-Dame dans le quartier Saint-Henri a fait du boucan auprès des médias. .Ce n’est pas la première fois (ni la dernière) qu’un tel type d’événement se produit. On peut logiquement supposer qu’avec l’aggravation continue des conséquences de l’embourgeoisement sur les conditions de vie d’une partie importante des populations locales dans les quartiers subissant l’embourgeoisement, de telles actions d’éclat risquent de perdurer et même de se durcir. (suite…)

Lettre au maire Dorais

Je vous fais parvenir ci-joint deux photos. Les images parlent. La première a été prise dernièrement sur un terrain, propriété de la ville. Il est situé tout au bout de la rue Island au nord de St-Patrick. On y voit la plus grande partie du terrain nivelé au sol par ce qui semble être un tracteur. Les traces sur le sol en font foi.
Belle job propre diront certains, mais en fait le résultat est plutôt le saccage d’une bonne partie d’un jardin de fleurs et d’épices, jardin que nous avons nommé « jardin de la liberté » et qui fut réalisé par des citoyens-nes sur une période de 4 ans entre 2007 et 2011. Depuis ce temps, il a été régulièrement entretenu (y compris les abords de la rue devenue un dépotoir avec le passage des années et l’herbe à poux qui y poussait allègrement) par certains passants et cyclistes qui empruntent la piste de la rue Island.

Durant les derniers mois une entreprise qui effectue des travaux de voirie dans les alentours entrepose des matériaux sur la rue Island et se sont permis sans gêne d’empiéter et de défigurer une entrée de la Pointe que plusieurs apprécient durant la belle saison. (suite…)

Dimanche, 14h00 : Contingent du Sud-ouest pour le 1er mai.‏

Dimanche, 14h00 : Contingent du Sud-ouest pour le 1er mai.

Appel à la formation d’un contingent anticapitaliste du Sud-ouest pour 1er mai, ce dimanche à 14h00, au métro Place-Saint-Henri. Une manifestation traversera le quartier avant de rejoindre le rassemblement de la CLAC au centre-ville.

Le 1er mai est à nos porte! Une manifestation anti-capitaliste est appelée au centre-ville à l’occasion de cette Fête internationale des travailleurs et travailleuses. (suite…)

La révolution arrive-t-elle par en-dessous?

Dernièrement à Montréal 2 événements plutôt discrets (lire : qui n’ont pas encore attiré les médias mainstream) ont rassemblé quelques centaines de personnes, des militant-e-s de la transformation sociale et économique qui se veulent alternatifs. Des anti-capitalistes, anars ou autres, des gens plus ou moins branchés entre l’économie sociale sauce québécoise ou économie post ou anti-capitaliste.

Voilà qui donne une certaine idée des gens qui ont fréquenté les rencontres « Transformer Montréal » à 5$ l’entrée, mais comprenant les repas et « Sortir du capitalisme » avec entrée gratuite (suite…)

Économie et anarchie

Une série de 4 soirées sera présentée dans le cadre de l’université populaire (UPOP Montréal) autour du thème de l’économie et l’anarchie. Petit rappel pour dire que l’anarchisme y va de propositions bien concrètes et diversifiées durant son histoire. Ce cours fera un tour d’horizon général des principales tendances théories et pratiques anarchistes en ce qui a trait à l’économie.

les soirées sont offertes à La Passe, 1214 de la Montagne, en plein centre-ville (métro Guy ou Peel).
lundi le 14 mars – La propriété, vol ou liberté ?
Lundi 28 mars – Collectivisme et anarcho-syndicalisme
Lundi 11 avril – Communisme et anarchie
Lundi 25 avril – L’économie anarchiste aujourd’hui (suite…)

À nous la Ville! : Recomposition d’une gauche politique municipale.

« À nous la ville », un slogan de la même lignée que celui qui a inspiré pendant un certain temps une lutte contre l’embourgeoisement sous l’appel de « À qui la ville ?», adapté au quartier « À qui la Pointe ? » Derrière cette idée, c’est l’appropriation du territoire qui est en jeu. Ainsi, À nous la ville! dit clairement que les citoyens-nes doivent se réapproprier la gestion des communautés locales.

On le sait, à l’échelle du Québec le portrait démocratique est désolant. Les politiques et les discours des divers partis néo-libéraux (parti libéral, parti québécois, Coalition démocratique) dominent outrageusement la scène. Au niveau parlementaire, seul Québec solidaire (gauche social-démocrate largement minoritaire) maintient une présence que (suite…)

Autocratie municipale

C’est le titre que porte le 63e numéro de la revue sociale et politique A Bâbord a produit un dossier d’une vingtaine de pages sur l’état de la politique municipale au Québec. La dizaine d’articles rassemblée par plusieurs auteur-e-s impliqué-e-s dans les enjeux locaux, couvrent autant des villes grandes et moyennes que des villages répartis sur le Québec.

Outre les critiques récurrentes que l’on observe généralement lorsqu’on parle de « démocratie » municipale ou locale, l’intérêt de ce dossier est de constater que les structures de la démocratie locale sont en quelque sorte le reflet de ce qui se passe aux « niveaux supérieurs » des autres gouvernements. En somme, même si les structures politiques locales sont les instances politiques le « plus près des gens », lorsque ces derniers tentent de faire valoir les intérêts communs, ils et elles font souvent face au même hermétisme caractéristique de l’État.

En somme une bonne synthèse de la condition déplorable de la démocratie représentative au niveau local à l’échelle du Québec.Babord63_Dossier

Controverse autour du 2155-2175 St-Patrick

Le Mardi 12 janvier 2016, les élu-e-s de l’arrondissement du Sud-Ouest ont rejeté un projet immobilier
décrit par le journal Le Devoir comme ceci « démolition d’un bâtiment existant et construction d’un immeuble de six étant comportant 185 condos, 77 logements sociaux, ainsi que des espaces à vocation communautaires et des bureaux ». Au-delà, de ce dossier particulier où sont en jeu la réalisation de logements sociaux dont ont grandement besoin les ménages du quartier, c’est toute l’ambiguïté qui persiste dans le milieu militant local sur l’absence d’une vision cohérente et d’une stratégie efficace pour lutter contre l’embourgeoisement dans le contexte actuel.

Un NON bureaucratico-politique

Cette décision des élu-e-s de Projet Montréal, majoritaires au conseil, contesté par le maire Dorais, est basé sur un principe tout à fait louable. Il faut arrêter le développement à la pièce autour du canal de Lachine et se donner une vision cohérente. Ce principe est sans doute partagé par tous les (suite…)

Yvon Lamarre : douteuse apologie du personnage

Lorsqu’une personnalité connue décède, on assiste à l’apologie du personnage oubliant volontairement ses travers, même les plus graves. Faire l’apologie d’Yvon Lamarre de son vivant, figure connue du Sud-Ouest, réjouira sans doute ses admirateurs, mais laissera un goût amer à d’autres.

Ce qui nous intéresse ici n’est pas son bénévolat ni ses années de services dans de belles entreprises capitalistes. Ça, on s’en fout un peu et même pour plusieurs, complètement. Ce qui nous interpelle par le communiqué des élu-e-s du 3 novembre dernier, ce sont les 20 années de ce politicien conservateur et néo-libéral qui a sévi sur la place publique.

On voit ici Yvon Lamarre
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GRÈVE DU COMMUNAUTAIRE: Y aura-t-il une suite au moment historique ?

Moment historique comme l’affirmait François Saillant du FRAPRU à la tribune précédant le parcours de la manifestation. En effet, plus de 1350 groupes communautaires de services et de défense des droits à travers le Québec ont fermé leurs portes durant 2 jours. Cette première grève de l’histoire est-elle un aperçu de ce que pourrait être une grève sociale contre l’austérité? À Montréal, les quelque 350 groupes en grève ont mobilisé environ 7000 personnes à la marche. (suite…)

Le grand dérangement, ça suffit!

On le voit si peu. On ne s’en rend presque pas compte. Pourtant des dizaines sinon des centaines de ménages qui ne parviennent plus à trouver des logements abordables partent petit à petit du quartier, presque sans faire de bruit. Si on les rassemblait d’un seul coup de tous les quartiers populaires de Montréal sur deux ou trois ans, cela équivaudrait à un exode massif, une image telle que le « grand dérangement Acadien » de 1755, cette grande déportation coloniale de l’époque. (suite…)

Écoles : Piquets de grève à Pointe-Saint-Charles

par Anna Kruzynski

Piquet à l'École Charles-Lemoyne

Piquet à l’École Charles-Lemoyne

Enseignant.es, soutenu.es par des parents solidaires, ont tenu aujourd’hui des piquets devant les Écoles Charles Lemoyne et Jeanne Leber à Pointe-Saint-Charles. Il s’agit de la première journée de grève de cet automne qui risque d’être chaud.

Piquet à l'École Jeanne Leber

Piquet à l’École Jeanne Leber

34,000 enseignant.es sont en grève aujourd’hui: « La FAE n’a d’autre choix que d’utiliser ce moyen pour assurer à ses membres de meilleures conditions de travail, protéger les conditions d’apprentissage des élèves et défendre l’école publique » (Communiqué FAE, 8 septembre 2015). Un grand rassemblement suivi d’une manifestation sont prévus pour cet après-midi. Plus de 17,000 étudiant.es des CEGEPS et universités en grève viendront grossir les rangs.

Les parents impliqués au Regroupement Je protège mon école publique organisent des chaînes humaines autour des écoles tous les 1 du mois 30 minutes avant de début des classes: « Le 1ier septembre dernier, nous étions plus de plus de 21 000 personnes dans plus de 270 écoles primaires et secondaires de 16 des 17 régions du Québec » (http://jpmep.com/). A Charles-Lemoyne près de 175 personnes s’étaient mobilisé.

Continuons le combat.

CSA: l’alternative qui vient… la lutte se poursuit

Lutte, frustration et résilience ont été depuis 3 ans la combinaison qui a confronté les militantes et militants du Centre social autogéré de Pointe-Saint-Charles (CSA).

On voit ici le B7 photographié dernièrement avec les nouveaux remblais.

En effet, pour faire une histoire courte, mais qui en vaudrait sans doute une longue, rappelons que le mouvement de lutte populaire enclenché en 2009 en vue de l’accaparement du bâtiment 7 des (suite…)

La politique

Mercredi le 2 septembre 2015Peoples_Administration_Direct_Democracy_Self_Rule

Le Ministre de l’éducation n’a pas du tout la même conception du politique que moi en tout cas. Il dit qu’on instrumentalise les enfants à des fins politiques, qu’on ne devrait pas mêler les enfants à la politique. M. Blais, regardez autour de vous. Ne constatez-vous pas, avec moi et des analyses un peu partout dans les pays capitalistes avancés, qu’il y a présentement une crise de *votre* système politique?

N’entendez-vous pas les voix des jeunes et moins jeunes impliqué.es dans les révoltes qui secouent nos quotidiens depuis 2008? ‘Democracia Real Ya! ‘Que Se Yayan Todos! ‘Kefaya!’ ‘Nous sommes le 99%!’. Notre démocratie, notre politique n’est pas la vôtre. Nous sommes tanné.es des politiciens experts qui se pavanent (oui, avec des enfants sur le bras) prétendant prendre les bonnes décisions en notre nom.

Notre démocratie c’est celle du peuple qui se prend en main, qui délibère, qui prend des décisions sur les aspects qui touchent nos vies. Le processus d’auto-détermination est un processus politique. C’est un processus qui fait partie de notre quotidien, en tout cas. Notre fille de 6 ans y participe déjà. Quand on a un problème dans la maisonnée ou un enjeu a réglé, on se fait un conseil de famille. Chacun.e a la chance de s’exprimer librement, dans le respect de l’autre. On discute jusqu’à temps qu’on arrive à un consensus. Les décisions sont par la suite appliquées par tous les membres de la famille. Et ça marche. Notre fille fait preuve d’autonomie, d’esprit critique et de responsabilité. Bientôt elle pourra participer au conseil des élèves de son école. C’est ça la politique.

La politique c’est aussi apprendre dès un jeune âge que notre société est traversée par des rapports de pouvoir et que c’est notamment par la construction d’un rapport de force qu’on fait de petits pas vers la justice sociale. Vendredi, 5 enfants de l’école de ma fille se sont fait expulsés parce qu’ils et elles habitent dans le quartier voisin (à 5 minute de chez nous en vélo). Elle ne comprenait pas pourquoi. On lui a expliqué : « Les chefs font des coupes un peu partout dans les écoles. Et à cause de ça, ils ont décidé de fermer une classe ». Pas difficile à comprendre. En fait, oui. Mais c’est ça l’injustice. Elle a vu sa mère gauler avec d’autres parents pendant 48 heures pour organiser une manifestation pour contester cette décision injuste. Elle s’est levée plus tôt mardi matin pour aller à manif, carré rouge sur la poitrine. Et, tsé quoi? On a gagné! Les chefs ont fait volte-face. Les cinq enfants sont revenus en classe. Deux sont dans la classe de ma fille. Ce matin on en parlait au déjeuner. Émue, j’avais des larmes aux yeux : « Maman, pourquoi tu pleures? ». « Parce que tes ami.es sont revenus. Parce qu’on a gagné une lutte. Parce que je me sens maintenant plus proche des parents avec qui j’ai travaillé ». C’est aussi ça la politique.

Et je suis fière que ma fille en soit partie prenante.

Anna Kruzynski

Pétrole et catastrophe à la Pointe

Nous avons appris dernièrement qu’un nouveau projet d’exportation de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta traversera le Québec pour alimenter un futur port à Belledune au Nouveau-Brunswick.

Les 2 convois par jour de 110 wagons chacun chargés de pétrole traverseront le Québec et le centre de nombreuses villes, dont le cœur du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal.
(Ci-contre, une image de l’incendie à Lac-Mégantic)

Évidemment, comme le rapportent les médias, de très nombreuses municipalités s’inquiètent très sérieusement de la situation. Cette nouvelle inquiétude n’est pas étrangère au souvenir de la catastrophe de Lac-Mégantic (6 000 h) où un convoi de 80 wagons de pétrole a déraillé et explosé faisant 47 morts le 6 juillet 2013. (suite…)

L’embourgeoisement et ses effets

Le journal local la Voix Pop écrit que des commerces ont été vandalisés par une dizaine d’individus cagoulés, une reprise semble-t-il, de ce qui s’était passé en décembre dernier. La Voix Pop s’avance plus loin: « Certaines des attaques, dont ont été victimes des commerçants ont été revendiqués par des groupes dénonçant l’embourgeoisement de St-Henri » un quartier voisin de Pointe-Saint-Charles. À l’évidence il s’agit d’une grossière tentative d’aiguiller les soupçons sur des groupes locaux revendiquant du logement social et qui exigent la fin de l’embourgeoisement.

Pour sa part le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais affirme « Que le message soit politique ou non on ne peut pas utiliser la violence pour faire valoir son point de vue ». En disant cela, le maire sait (suite…)

Victoire contre le Casino il y a 10 ans; la droite en bave encore.

Je reviens avec le même sujet périodiquement, mais je ne me tanne jamais de voir que notre victoire il y a bientôt dix ans contre le déménagement du Casino de Montréal dans notre quartier écœure toujours les grands bonzes du capitalisme et ses mercenaires de plumes; c’est encore pris dans le fond de leur gorge et ça ne passe pas. On devrait gagner nos luttes plus souvent…

Cette fois, c’est Chrisitan Dufour qui y va de son fiel dans le Journal de Montréal. On lui souhaite encore bien des indigestions. Pour être honnête, par contre, il faut dire qu’un de ses collègues, Claude Villeneuve, lui a pas si pire répondu par la suite.

C’est à chaque fois un plaisir.

Par Pascal Lebrun
Pour l’Agence de presse libre de Pointe-Saint-Charles

Les profs de Charles Lemoyne dans la rue

La situation chez les enseignant-e-s se dégrade sans doute beaucoup. En effet, dans un geste exceptionnel, des profs de l’école élémentaire Charles Lemoyne ont manifesté aujourd’hui contre l’austérité sur le parvis de l’église St-Charles au cœur de la Pointe.

On n’avait pas vu depuis des lunes des enseignant-e-s sortir de leur école et venir sur la rue. (suite…)

Une manif illégale « presqu’encouragée » par la police

Pegida (Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident) débarque au Québec. Sur motion de Québec solidaire, l’Assemblée nationale a affirmé unanimement son inquiétude et offert son soutien aux autorités montréalaises alors que Pegida Québec appelait à une manifestation à Montréal pour le 28 mars dans le « petit Maghreb ». Voilà pour la galerie. Mais autrement, les directives musclées donnés aux divers corps de police pour contrer les manifestations contre l’austérité se multiplient et la police ne fait pas dans la dentelle.

Et oui, Pediga Québec a donné son itinéraire à la police, ce qui en fait une manifestation légale selon le fameux règlement P-6. (suite…)

Gain militant contre le P-6

En février dernier, le juge Richmond de la cour municipale de Montréal a relaxé 3 accusés sous le règlement P-6, article 2.1 (itinéraire non dévoilé à la police).

Le juge en a profité, geste d’une rareté absolue, pour dénoncer vertement les dirigeants policiers qui ont permis à des policiers de signer des contraventions sans avoir été témoins des événements, faute grave en principe dans un État de droit, mais qui ne sera sans doute pas sanctionné. (On voit ici le maire Coderre) (suite…)