L'État est violent, pas nous!


« Au Québec, nous vivons dans une société démocratique ou rien ne peut justifier la violence et l’intimidation »
-- Jean Charest, Premier Ministre du Québec (1)

Je suis contre l’augmentation des droits de scolarités.
Je suis pour la protection du bien commun.
Je suis contre tous les systèmes d’exploitation.
Je suis pour la démocratie directe.

J’étais parmi les milliers de personnes qui ont participé à la manifestation contre la loi spéciale cette nuit.

Le Parti Libéral et la démocratie directe

Ça fait déjà quelques semaines que le ton monte dans les différentes interventions de ministres à l'encontre de la grève étudiante. On a vu Robert Dutil attaquer la désobéissance civile en soutenant qu'elle n'avait jamais été un droit pour personne et que personne ne l'avait jamais défendue comme tel. Lors de son discours de démission, Line Beauchamp a dit avoir défendu le "respect de la démocratie et des élus de l'Assemblée nationale". Enfin, pour Jean-Marc Fournier, la politique de la rue, ça n'existe pas.

Le maire Dorais placera-t-il sa petite pierre sur la forteresse de la répression ?

Par l'Agence de presse libre de la Pointe - 15 mai 2012.

Le maire Tremblay se démasque. Il se vantait l’automne dernier disant que Montréal était la ville la plus tolérante en Amérique puisqu’elle permettait aux manifestants « d’Occupons Montréal » de camper au square Victoria. Aujourd’hui, sa police applique rigoureusement le règlement sur les parcs en distribuant les amendes à ceux qui ont l’intention d’y passer la nuit.

Lorsque la situation devient un peu corsée et qu’elle demande un brin d’imagination, le maire Tremblay panique. Pas surprenant qu’il est paniqué à l’idée que des manifestations viennent perturber l’économie touristique. Son humanisme de façade se lézarde pour faire place à la philosophie du dernier recours : l’autoritarisme et le « law and order ».

Pour sa part, le Maire de l’arrondissement du Sud-Ouest

La crosse à Charest


Source: Amériquébec

Alors que les manifestants gravement blessés (l'un d'eux à perdu un oeil) se remettent tranquillement de leur mésaventure, les assemblées générales étudiantes commencent à voter aujourd'hui sur l'"entente" conclue avec le gouvernement ce samedi.

Nordelec: La défaite du mouvement populaire

Par l'Agence de presse libre de la Pointe - 4 mai 2012

L'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) vient de déposer son rapport sur la deuxième consultation du Nordelec. Le rapport, que l'on peut lire ici OCPM, confirme ce que tout le monde attendait, la non prise en considération des revendications populaires.

Les promoteurs du Nordelec ont tout eu ce qu’ils voulaient et ils n’ont même pas eu besoin de se présenter aux consultations.

Contournant allègrement l’esprit du règlement 89.1 qui prévoit analyser un projet dans un contexte global, EL AD a demandé des modifications, 5 ans après avoir reçu les autorisations de mettre en marche son projet de transformation résidentiel du complexe Nordelec, et les a obtenus. Comme s’il s’agissait de changements mineurs.

Plus de 5 000 personnes au rendez-vous anticapitaliste du 1er mai!

La manif anticapitaliste brutalement dispersée par les chiens de garde du SPVM

Montréal, le 1er mai 2012 – À l’appel de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal) et de ses alliéEs, pour la cinquième année consécutive, plus de 5 000 personnes – une foule record – se sont réunies au centre-ville de Montréal pour marquer la Journée internationale des travailleurs et travailleuses. Divers contingents (queers, féministes, personnes migrantes, étudiantEs, familles) ont répondu à l'appel de la CLAC, illustrant la portée grandissante de la critique anticapitaliste.

Line Beauchamp, le PLQ et la mafia

Les allégations de contact avec la mafia pleuvent cette semaine. Après Claude Dauphin, voici que c'est nulle autre que notre ministre de l'éducation préférée qui se retrouve dans l'eau chaude. Il ne va pas sans dire que ça tombe au bon moment...



Line Beauchamp a en effet eu à se défendre au parlement de connaître un mafieux notoire qu'elle a rencontré lors d'une activité de financement du PLQ organisée par une firme de génie conseil en 2009.

Déclaration du 25 avril 2012 pour la défense de la société

Nous reproduisons ici la Déclaration du 25 avril 2012 pour la défense de la société:

Déclaration du 25 avril 2012 pour la défense de la société

Le Québec vit actuellement une des crises les plus profondes de son histoire depuis la crise d’Octobre. Le gouvernement dit que les dés sont joués, que la fatalité du destin aurait mené la société québécoise et ses universités à intégrer le capitalisme globalisé. D’autres prônent le dialogue et le consensus. Mais le dialogue est impossible. Le gouvernement autoritaire n’écoute pas : il oppose les injonctions, les matraques et l’humiliation. Il demande aux étudiant-e-s de s’excuser chaque fois qu’une poubelle est renversée. Ou qu’une banque est bloquée durant l’heure du diner. Nous sommes dans l’impasse.

Prochaines activités du CSA: 5à7 et projection de film

L'appel original peut être lu ici.



*5 à 7 du Centre Social Autogéré sur les médias alternatifs*.

Quand : vendredi le 4 mai 2012
Où : La belle époque (1984 rue Wellington, Pointe-Saint-Charles, métro Charlevoix)*



CSA

Depuis quelques années, le CSA milite, avec d'autres acteurs du quartier, pour la réappropriation populaire d'un bâtiment sur les anciens terrains du CN à Pointe-Saint-Charles. Le Bâtiment 7 offrira un espace pour l'émergence de projets alternatifs et anti-autoritaires, via le CSA. Rappelons que l'espace holistique que désire créer le CSA comprend aussi une salle multifonctionnelle (pour projections par exemple), un café-bar, espace enfants, bibliothèque et plus encore.

Petite réflexion sur la violence dans le cadre de la grève étudiante


Le SPVM en déroute, Le Devoir

Depuis quelques semaines, le gouvernement du Québec a réussi à faire glisser le débat sur les frais de scolarité vers celui sur la violence. On l’a entendu à satiété; le gouvernement ne négociera pas avec des personnes ou des associations refusant de « dénoncer » la violence. Évidemment, c’est une position hypocrite qui sert à isoler la CLASSE des deux autres fédérations étudiantes; diviser pour mieux régner. La CLASSE s’était en effet clairement et à plusieurs reprises dissociée des gestes violents ayant eu lieu pendant la grève, affirmant qu’elle ne les organisait ou ne les désirait pas.